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Petite histoire du comptage de cartes

Le principe fondamental de tous les jeux de casinos est que la banque a plus de chance de l’emporter que les joueurs. C’est au final assez logique : quelle entreprise mettrait à disposition de ses clients quelque chose où elle perdrait systémiquement de l’argent ? Pourtant, suite à un petit article stratégique paru aux Etats-Unis dans les années 50, c’est bien ce qui semblait être devenu possible au Blackjack... L’article de Roger Baldwin donnait aux joueurs une stratégie de base, fondée sur les mathématiques, indiquant le meilleur moment pour jouer. Mathématiquement parlant, l’avantage restait toujours du coté du croupier mais l’écart s’était considérablement réduit, tendant même vers 0. Une dizaine d’années plus tard, un certain Edward Thorp se rendit compte que cet avantage pouvait basculer en faveur du joueur si celui-ci était capable de savoir ce qu’il restait dans le sabot (toujours composé, rappelons-le, de 6 jeux de 52 cartes). L’idée de compter les cartes était née et une première méthode vit le jour dans le livre « Beat the dealer ».

Panique aux casinos, qui répondirent rapidement en modifiant les règles, changeant le nombre de paquets de cartes utilisés tout comme la manière de mélanger les cartes. Mécontents, beaucoup de joueurs non informés des raisons de ces changements désertèrent les casinos, forçant ces derniers à assouplir ces nouvelles règles. Avec ces joueurs ‘naïfs’ revinrent également les compteurs de cartes, mais même si les règles avaient peu changés, les différences étaient désormais suffisantes pour que le comptage devienne un art très difficile à maîtriser, ce qui rétablissait l’équilibre entre les joueurs et le casino.

Au final, si le comptage n’est pas interdit (contrairement à une légende urbaine) -enfin du moins tant que vous n’utilisez que votre tête pour ce faire et que vous restez discret- sa mise en pratique reste extrêmement difficile et sera réservée aux joueurs les plus expérimentés… qui, fondamentalement, n’en ont sans doute pas vraiment besoin pour exercer leur art du jeu. Pour tous les autres, amusez-vous et laissez de coté cette méthode atrocement complexe simplement parce que, si l’on y réfléchit bien, ce phantasme du « compteur de carte capable de battre la banque à coup sûr » fait partie du mythe du jeu lui-même et bien des apprentis compteurs auront laissé leur argent sur la table sans même s’y être amusé…

Le Blackjack au cinéma

Le film « Rain Man », réalisé par Barry Levinson et dans lequel jouent Tom Cruise et Dustin Hoffman, est sans doute le film le plus connu où le comptage de carte au blackjack est mis en scène. Pour résumer, Charlie (Tom Cruise) voit à la mort de son père son héritage lui passer sous son nez et ce au profit d’un bénéficiaire anonyme logé dans un institut psychiatrique. Il découvrira vite que la fortune est revenue à son frère (dont il ignorait l’existence) autiste doté d’une mémoire absolue, Raymond (Dustin Hoffman).

Le film raconte surtout la rencontre entre ces deux frères mais il nous intéresse particulièrement pour un passage situé à Las Vegas ; passage où Charlie imagine un stratagème afin de tirer parti au blackjack de la capacité de comptage de son frère : le plan est simple, Raymond devant miser un seul jeton tant que le sabot n’est pas à l’avantage des joueurs puis en miser deux lorsque le sabot passe à l’avantage, Charlie embrayant alors en augmentant les mises…

Moins connu mais pas moins intéressant, le film « 21 » (ou « Las Vegas 21 »), inspiré d’une histoire authentique, celle du MIT Blackjack Team en action depuis la fin des années 70. On suivra donc la formation, par un mentor avisé, d’une petite équipe de joueurs entrainés à la technique du comptage de carte, leurs réussites aux tables de Blackjack au sein plusieurs casinos puis, finalement, leur chute due à l’arrogance et l’excès de confiance de l’un de ses membres.